Protection des données pour les particuliers en Suisse

Cours accéléré sur la loi · Partie 12 sur 12

Synthèse et où obtenir de l’aide

Publié: 2 décembre 2024Mis à jour: 2 novembre 2026

Pour conclure ce cours accéléré, nous résumons l’essentiel et vous indiquons à qui vous adresser en cas de problème.

L’essentiel en bref

  • La LPD protège les personnes physiques et s’applique aux personnes privées et aux organes fédéraux ; les autorités cantonales et communales sont soumises au droit cantonal.
  • Un consentement n’est pas nécessaire en principe. Ce sont les principes de l’art. 6 qui sont déterminants ; le consentement est l’un des motifs justificatifs possibles (art. 31).
  • Les entreprises doivent vous informer (art. 19), sécuriser vos données (art. 8) et annoncer au PFPDT les violations graves de la sécurité des données (art. 24).
  • Vous avez un droit d’accès (art. 25), un droit à la remise des données (art. 28), un droit de rectification et d’effacement (art. 32) ainsi qu’un droit d’opposition (art. 30, al. 2, let. b).
  • Les transferts à l’étranger nécessitent une protection adéquate ou des garanties (art. 16 et 17).
  • Les e-mails et SMS publicitaires requièrent en règle générale votre consentement préalable (art. 3, al. 1, let. o, LCD).

Comment procéder en cas de problème

  1. Écrire directement à l’entreprise : formulez votre demande par écrit et conservez-en une copie. Notez la date ; pour un renseignement, un délai de 30 jours s’applique en règle générale.
  2. Envoyer un rappel : en l’absence de réponse, fixez un court délai supplémentaire.
  3. Dénonciation au PFPDT : en cas de violations commises par des entreprises ou des organes fédéraux, vous pouvez informer le PFPDT (art. 49). Il décide lui-même s’il ouvre une enquête. Vous n’êtes pas partie à la procédure (art. 52, al. 2), mais vous êtes informé des démarches et du résultat.
  4. Autorité cantonale de surveillance de la protection des données : s’il s’agit d’une commune, d’une école publique ou d’un office cantonal, c’est la ou le préposé à la protection des données de votre canton qui est compétent.
  5. Action civile : pour obtenir un effacement, une interdiction de traitement ou des dommages-intérêts, la voie civile vous est ouverte (art. 32 LPD, art. 28 ss CC). En règle générale, la procédure commence devant l’autorité de conciliation.
  6. Plainte pénale : certaines violations intentionnelles, par exemple un renseignement inexact, sont punissables sur plainte (art. 60 à 62). La plainte doit être déposée auprès des autorités cantonales de poursuite pénale dans un délai de trois mois à compter du jour où vous avez connu l’auteur (art. 31 CP).

Autres services de contact

  • Publicité non sollicitée : Secrétariat d’État à l’économie (SECO).
  • Cyberescroquerie et hameçonnage : Office fédéral de la cybersécurité (OFCS) ainsi que la police en cas de dommage.
  • Conseil juridique : avocates et avocats, assurances de protection juridique ou organisations de consommateurs.

Vos outils : demander l’accès, calculer les délais et dénonciation au PFPDT.

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